Snob, pas drôle, futile, dédaigneux, prétentieux, vide, bête, jamais pertinent, pas djeunz, génial, pseudo-intellectuel, bobo, no-life, lâche, moralisateur, pas fun, vaguement passionné, s'écoutant parler, quelconque.

samedi 25 août 2007

Capharnaüm vol. 2



  • du sucre (Josh Rouse, country mouse city house, 2007).
  • du beau (eliotE, via la blogothèque).

  • Popmeter Sixties Jukebox : un site dédié à la musique des 60's (principalement), des podcasts/playlists avec des titres rares dedans, du bon.

  • Nicolas Sarkozy prescrit les electrochocs à une justice malade : "En proposant la création de centres rééducatifs fermés pour les déviants sexuels, le premier magistrat de France entend mettre fin une bonne fois pour toutes à l’angélisme de textes de lois dépassés. La délégation de l’acte d’écrou à des médecins spécialistes devrait à terme vider les rues de tous les inadaptés sociaux, sans pour autant grever les caisses de la justice puisque celle-ci serait exclue de la procédure pour incompétence (notoire)." La suite sur bravepatrie.com, le vrai journal des vraies valeurs de la France vraie.
nu

dimanche 19 août 2007

Funhouse Blues Miousic Links vol. 3




En vrac, comme ça, des morceaux, des liens, des pages myspaces d'artistes en (presque) tous genres, de demain, d'avant-hier ou de maintenant.

  • The Toxic Avenger : une nouvelle sensation à la justice/para one, peut être un peu limité.
  • Kurt Elling : un genre de crooner, un jazz du soir dans un bar assez chic.
  • Renan Luce : folk/chanson française avec une voix écorchée.
  • Bloc Party : sorti en début d'année, le deuxième album des anglais vaut le détour.
nu

jeudi 16 août 2007

3 billets intéressants

nu

Petit Rasta de Mr Roux

Ca s'écoute sans doute pas plus d'une seule fois. Mais c'est (un peu) drôle.



Paroles :

T’es sympa p’tit rasta, t’es gentil, t’es mignon,
Avec tes jolies dreads dans tes cheveux blonds
Tes pantalons et tes chemises bariolées
Que t’as acheté dans un festival artisanal népalais
P’tit rasta t’es pour la paix dans l’humanité
Même si t’es révolté contre la société parce que c’est vraiment pas cool la pauvreté et la guerre mon frère, faudrait l’arrêter

Refrain 1 :
Mais petit rasta
Petit rasta

Et quand tu vas voir des concerts de reggae
T’aimerai bien levé ton bras quand y’a des paroles engagées qui disent « il faut légaliser la ganja » ou bien « les douaniers sont vraiment pas sympas »
‘Sont mignons tes slogans petit rasta merci pour ta contribution au débat
Mais dis moi petit rasta… qu’est-ce que tu fais pour changer tout ça ?

Refrain 2 :
Mais petit rasta, les idées aussi belles que ses longs cheveux de rebelle,
Mais petit rasta deviendra grand et tout aussi gland que ses parents
Mais petit rasta

Petit rasta est un rebelle de canapé
Dans lequel il passe l’essentiel de ses journées
A écouter du reggae et à fumer, et à disserter sur la société,
Philosophe, philosophe, petit rasta,
Le monde peut bien crever c’est pas toi qui bougera,
La seule chose que tu fais c’est engraisser un mafioso en achetant ton mauvais marocco

Petit rasta t’es gentil, t’es mignon mais quand tu m’as taxé une clope
Moi je t’ai dis non
Alors petit rasta, t’es contrarié et m’as traité de bourgeois parce que j’étais bien sapé,
Tu sais la classe c’est pas une question de fric,
Regarde nos cousins, en Afrique,
Faut pas jouer au pauvre quand on a d’la monnaie,
Simple question de décence, de respect,
Mais petit rasta rappelle-toi que tu es né du bon coté de la pauvreté,
Mais petit rasta souviens-toi d’où tu viens, on a toujours eu le ventre plein


Site officiel de Monsieur Roux

jeudi 9 août 2007

Un brassard Hello Kitty pour les policiers fautifs (Thaïlande)

AP/Yasushi Ukigaya
via Le Monde.fr


Hello Kitty ?

Eolas revient sur l'affaire "la Rumeur"

Pour résumer.

La Rumeur, c'est un groupe de rap. Il y a de cela quelques temps déjà, suite à un article signé par un des membres du groupe, un ministre de l'intérieur (aujourd'hui dans une position bien plus importante) avait porté plainte contre ce membre pour diffamation publique envers une administration publique (la police).

Après une relaxe au fond (1ère instance et appel), la Cour de Cassation (juge du droit et non du fait, c'est important) a décidé de casser l'arrêt de la Cour d'Appel (qui fait une mauvaise application de la loi), renvoyant l'affaire devant une autre Cour d'Appel.


Dans son billet d'aujourd'hui, maître Eolas revient sur cette affaire. Il explique bien (ce qui n'a sans doute pas été fait dans beaucoup de médias) les raisons qui ont poussés les juges à casser l'arrêt de la Cour d'Appel. Cela permet (ce qui n'est pas un luxe, vraiment) de saisir le raisonnement juridique à l'oeuvre et d'éviter autant que faire se peut la méprise sur la nature de cette décision. On lira donc avec intérêt le billet.


Une pétition (signée par des personnalités et des chercheurs) a été lancée, précédée de ce texte :

Nous artistes, intellectuels, et citoyens, nous déclarons solidaires du groupe de rap La Rumeur, poursuivi avec acharnement et malgré deux relaxes, depuis cinq ans par le ministère de l’intérieur pour avoir publié un texte mettant en cause les violences policières depuis plusieurs décennies en France.

Nous le faisons au nom du principe fondamental de la liberté d’expression. Mais aussi parce que nous estimons qu’il est urgent que s’ouvre enfin un débat sans tabou sur les pages sombres de l’histoire de la police française.

La justice doit reconnaître qu’il n’est pas diffamatoire de revenir sur les massacres d’octobre 1961, de Charonne, ou les bavures commises depuis les années 80.


Après avoir lu l'explication d'Eolas et la motivation de l'arrêt de Cassation on s'apercevra qu'il ne s'agit absolument pas de nier des massacres, que le débat est ailleurs. Mais il est tellement plus aisé de faire penser que le débat porte sur la réalité de faits (avérés, en plus, ce qui fait penser à une injustice) quand le problème vient d'une réelle diffamation.

Débattre et dénoncer des choses abjectes ne pose pas de problème. Cependant, faire passer pour de la censure (ou un refus de débat ou une volonté de dissimuler des faits injustes et avérés) une déclaration diffamatoire relève de la malhonnêteté.

Entre autre (pour montrer le caractère diffamatoire des propos et éviter de voir de la censure partout) : le texte incriminé parle de centaines (c'est à dire 200 minimum) de jeunes morts des suites de violences policières quand son auteur ne trouve qu'une vingtaine de noms à citer à la barre pour prouver ce qu'il avance (se reporter au billet pour plus d'infos, la totalité des faits et des accusations).


Pour finir, juste comme ça, voici un communiqué du groupe sur son site, sans trop s'étendre (parce que ça n'en vaut pas trop la peine) :

"La Rumeur n'a jamais eu pour vocation de se conduire en chef de file, elle s'efforce juste d'élever cette musique à un niveau où on ne l'attend plus.
Le ministère de l'intérieur nous le fait clairement comprendre par ailleurs, et ce, depuis avril 2002. Cinq ans de procédure et sûrement plus encore... Il en va du bon vouloir des jurés de la Cour de Cassation.
Dans un pays, aujourd'hui, toujours tenté par un retour à une censure d'état digne des pages les plus honteuses de son histoire, on vous laisse imaginer le pire."

quasi-Reductio Ad Hitlerum (un sophisme), paranoïa...


On arrêtera là. C'est un peu triste.

nu

© fannie